13.03.2006

Etre juif...

VOX-POPULI.NET par Jean Christophe Grellety

Etre juif - ou ne pas l’être - être japonais, papou, inca, musulman, catholique, bouddhiste, extra-terrestre...
To be, or not to be, that is a question ?

Avec l’assassinat d’Ilan Halimi, la « question juive » (si tant est qu’elle existe) est posée avec acuité à tout être humain, qu’il soit ou non de confession juive.
Car les kidnappeurs d’Ilan pensaient que, grâce à son rapt, ils obtiendraient le jackpot, en raison d’une formule magique : "Tous les juifs sont riches. Or, la famille d’Ilan est juive. Donc, nous serons riches à notre tour."
Le syllogisme-sophisme s’est fracassé contre la réalité, mais Ilan en est mort...

De Terre et de sang

Chacun de nous est ce qu’il est, de naissance - ce n’est pas un choix...
Pour les Juifs, la « judéïté » est nécessairement donnée par la mère, qui transmet un « sang », une identité culturelle étrangement biologisée.
Et être juif, ce n’est pas nécessairement être israélite...
Est-ce une identité complexe par rapport à des identités simples (et parfois simplistes) ? Cette étrange confusion des genres, concernant un peuple d’errance, a la vie, et la dent, dure. De peuple(s), les Juifs ont acquis une nation, et une nationalité, à partir de 1947 [ 29 novembre, résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations Unies ].
Faut-il insister pour que nous nous souvenions que les Juifs qui l’ont voulu ont pu retrouver cette terre mythique à la suite de la Seconde Guerre Mondiale, des crimes nazis actés par les témoignages, les preuves, les ossements...
Mais il y a tant de Juifs dans le monde qui ne sont pas israëliens, qui ne veulent pas accomplir le retour à la terre des ancêtres, qui ne veulent pas que leur identité se résume à celle de "descendants des victimes de la Shoah", car ils sont cela et plus encore...
En somme, qui sont les Juifs ?

Naître ou ne pas être

Est-on français de sang ? Le code de la nationalité prévoit que l’identité française est conditionnée à la transmission par les parents ou par le fait de naître sur le sol français. Etre français est certes un fait de nationalité, mais il ne s’y résume pas, comme le prouvent les débats passionnés et parfois délirants autour de cette identité. Etre français, c’est être l’un des membres d’un peuple de l’Ouest de l’Europe, un continent occupé par des individus de couleur blanche, c’est aussi parler une langue (dont le rayonnement s’est constitué dans l’effacement ou la destruction de langues "régionales"...).
Il y a donc une part biologisée, mais la République a été fondée dans une logique culturelle pour que la "fraternité" puisse dépasser les particularismes. L’acquisition de la judéïté minimale est un héritage biologique, et il en va de même dans l’ensemble des autres peuples. Mais à peine est-il né que l’enfant juif est l’objet d’une polémique dans laquelle il vit, écartelé entre ceux qui conditionnent son identité aux pratiques et aux devoirs religieux et les autres, appelés « laïcs », qui la conditionnent à la mémoire de son Histoire, à la connaissance de la langue hébraïque et à la terre d’Israël... sans parler de la multitude, qui a mille idées sur les conditions et les limites de la judéïté. Être juif, ce n’est donc pas de tout repos : cette identité revient à porter le fardeau, dès la naissance, d’un étrange héritage.
Certes, les Français ne sont pas semblables en tout aux Allemands ni aux Anglais - et réciproquement. Ils ne sont d’ailleurs même pas semblables au sein de leur propre communauté : l’identité est un chapelet de différences, qui se décline à l’infini à l’intérieur même de « La nation ».
Or, quand on naît juif,et même si on ne prête aucune importance aux affirmations de "la religion", même si l’on n’a jamais mis les pieds en Israël, on reste juif, en tant qu’héritier involontaire de cette histoire...
Pourtant, en Israël, à Tel-Aviv, il y a des juifs laïques et homosexuels (exécrés par les « religieux », qui vivent autant que possible sans nourrir cet héritage ; comme il existe des arabo-musulmans qui soutiennent les caricatures de Mahomet, des arabes qui sont toujours arabes après avoir renié l’Islam (l’apostasie, souvent punie de mort, des musulmanes homosexuelles qui seraient immédiatement décapitées par les extrémistes bien connus).
Et il y a même des juifs qui sont suffisamment modestes pour ne pas pouvoir payer la rançon de leur fils, même en l’entendant gémir sous la torture... Youssouf Fofana ne le savait pas.

Judéité dans les tempêtes de l’histoire

Mais que nous dit « la raison » sur cette identité ? Son message est-il pertinent lorsqu’il s’agit de passions et d’émotions ?
Il faut entendre et répondre à cette antienne qui veut que les Juifs ne soient pas comme les autres - et lui dire : en un sens, oui, c’est vrai...
Nous sommes tous différents - par conséquent uniques.
Néanmoins, les Juifs, ou plutôt les Hébreux pour utiliser le terme historique, ne constituent pas un peuple comme les autres, parce que des circonstances historiques exceptionnelles et rarissimes les ont conduit à devenir le plus grand peuple nomade du monde, à se « disperser », avec la fameuse diaspora, après les déportations de Nabuchodonosor II, les exodes commerciaux qui ont suivi le règne d’Alexandre le Grand avec la chute, aussi, symbolique mais décisive, de la forteresse de Massada en 74 après notre ère avant de terminer cette ère de résistance militaire par la défaite de Bar Kocheba en 135. Les Juifs ne sont pas un peuple comme les autres, parce qu’après la destruction romaine de la Judée, ce peuple aurait pu disparaître et se déliter. Or, il a survécu pendant deux millénaires, jusqu’à retrouver ce sol de la Palestine pour y fonder l’Etat d’Israël. Une telle résistance face à un destin contraire, un tel attachement à une terre et à une mémoire (et ici, nous ne qualifions pas le contenu et la valeur de cette mémoire), une telle organisation neuro-ethologique autour d’un livre unique, censé condenser toute l’histoire et toute la science possible, devrait susciter, si ce n’est l’admiration, au moins l’étude raisonnée de ceux qui sont attachés à la durée...

Il ne s’agit pas de valider les contenus des croyances juives dans « la Bible », mais d’étudier les moyens de la réussite rabbinique dans l’établissement et la consolidation d’une identité et d’une mémoire juives, fidèles à des racines si éloignées et en quelque sorte « abstraites ». Car ce sont ces croyances, relayées à travers toute l’organisation sociale des communautés juives de la diaspora, qui ont permis cette durée, et ce succès final dans le retour à une terre mythique. Moment paradoxal : les Juifs n’avaient vécu à travers les siècles que pour ce retour, mais à travers les siècles, ils étaient devenus français, allemands, italiens, polonais, américains, etc...
Il n’est pas rare d’entendre des Juifs français dire, comme et après le capitaine Alfred Dreyfus, qu’ils sont d’abord français, avant d’être juifs...
Pour les peuples sédentaires, souvent paysans, c’est-à-dire rustres, et pas aidés pour un sou par l’Eglise qui les enfonçait dans les superstitions, les croyances délirantes, les Juifs sont énigmatiques, et surtout mal connus.

Qui est riche dans ce bas monde ?

« Petit » peuple par la quantité de ses membres, il étonne par sa vitalité, et le succès des uns est attribué aux autres pour aboutir à ce principe délirant, qui a joué un rôle central dans le drame d’Ilan : tous les Juifs sont riches. Il est désormais avéré, par ce drame, qu’il faut absolument répondre à cette antienne. Oui ou non, tous les Juifs sont-ils riches ? La réponse est évidente, apodictique, incontestable : non ! Le magazine international Forbes établit la liste des grandes fortunes internationales. Chacun sait que l’homme-le-plus-riche est l’américain et chrétien Bill Gates, suivi d’un autre américain, Warren Buffett, l’indien Lakshmi Mittal...
Mais il y a être riches et riches : ceux qui sont en tête du classement Forbes ne sont, nécessairement, que les premiers - et parmi les suivants ? L’étude de la liste des personnalités les plus riches permet de constater que le capitalisme est désormais international, comme un célèbre juif allemand l’a dit et expliqué : Karl Marx.
Cependant, il est vrai que beaucoup de juifs travaillent dans des activités commerciales ou de services. En tant que nomades, ils n’étaient pas des propriétaires terriens nés (il y a en Israël). Par contre, provenant de pays lointains, ayant des relations avec des cousins ou d’autres Juifs à travers le monde, ils pouvaient et peuvent plus facilement commercer, c’est-à-dire faire circuler les marchandises - puisqu’ils ont été les premiers à circuler...
La monnaie est par essence également mobile. Les juifs connaissent bien les mécanismes de sa génèse et de la valorisation monétaire, Karl Marx en est la preuve. Mais, aujourd’hui, ce sont l’ensemble des peuples et des individus qui y sont soumis et qui en même temps profitent de cette puissance. Par exemple, des Arabes sont, grâce à la manne pétrolière, richissimes ; mais pas seulement par la manne pétrolière, par toutes les activités commerciales qu’ils affectionnent, et il suffit pour le savoir d’aller visiter le Liban...

Sémites au pluriel

Peuple spécial, parce que remarquable, et remarqué, avec une diversité interne également remarquable (les Sépharades, les Askhénazes, les Juifs noirs d’Ethiopie, les Juifs d’Inde, etc...), peuple spécial parce que présent sur l’ensemble des continents, suite à la diaspora, il, et ils, sont l’objet de sentiments négatifs que la langue française qualifie désormais abusivement d’antisémites. Car ils sont aussi l’objet de tels sentiments (mépris, haine, volonté de nuire) de la part de Sémites, comme avec Ben Laden, Al Zarkaoui, des membres du Hamas...
Si l’on part du principe que des Sémites ne peuvent être antisémites, les Juifs sont donc l’objet d’un antijudaïsme.
Il faudrait donc cesser de parler à tort et à travers d’antisémitisme dans des affaires où des Juifs sont visés, mais d’antijudaïsme. Cette opposition, nourrie par l’un ou par les sentiments déjà évoquée, vise donc un "genre" : les Juifs. Or, comme nous l’avons démontré, les Juifs sont, comme les autres peuples et peut-être plus encore, divers : bruns ou blonds, religieux ou laïcs, etc...
Cette haine d’un genre est, comme toutes les autres, par essence, débile - au sens psychophilosophique. De même, le racisme hitlérien qui prétendait rencontrer dans le "capitalisme international" les Juifs et rien que les Juifs relevait d’une dénégation de la réalité internationale du capitalisme, dans laquelle aucune nationalité n’a une prépondérance particulière. Lui qui accusait les Juifs de vouloir prendre le contrôle du monde (en citant des extraits du "Protocole des Sages de Sion", un vrai-faux document rédigé par un Russe antijuif) a préparé une machine de guerre pour réaliser ce fantasme, ce projet qu’il attribuait à d’autres : devenir le maître du monde.
Faut-il donc penser que des Allemands auraient écrit un "Protocole des Sages de..." Nuremberg ou de Berlin ? Si les Juifs ne peuvent et ne sont tous détestables, sont-ils tous aimables, automatiquement et nécessairement ? Pour ne pas être antisémites, en fait antijuifs, faut-il être pour autant philojuifs ? Ce serait reconduire, dans le sens inverse, le sophisme de la confusion des individus avec un genre - et chacun a le droit de ne pas apprécier tel ou tel homme, telle ou telle femme, juive, dans leur manière d’être homme, dans leur "humanité", mais non dans leur judéïté... Car il y a des Juifs peu admirables et sympathiques, en tant que personnes et de par leur personnalité : celles et ceux qui, comme certains Arabes, certains Européens, etc..., fonctionnent dans la logique communautariste, et tissent leurs relations humaines, personnelles et professionnelles, en fonction de l’identité de leurs interlocuteurs. Mais si certains en viennent à éprouver des sentiments troubles, parce que négatifs, à l’égard des Juifs en général, en raison de cette perception d’une logique communautariste parfois à l’oeuvre dans certains quartiers ou chez certains individus éminents, il ne faut jamais oublier que cette logique a été, parfois, favorisée par celles et ceux qui stigmatisaient les Juifs, comme avec le cas célèbre de ces Vénitiens qui ont inventé pour eux les premiers "ghettos" ; parce que cette solidarité entre Juifs a, parfois, été la condition sine qua non de leur survie ; parce que, dans ce narcissisme projeté dans une Histoire passée et légendaire, les Juifs ont trouvé une compensation aux difficultés rencontrées dans leur vie quotidienne, dans leurs périples où si souvent leur survie fut en jeu et fut souvent difficile, âpre.

L’évolution anthropologique ?

Etre juif - c’est être comme les autres, c’est être ce que l’on est, de naissance, sans que nous ayons décidé d’être et d’être seulement ce que nous sommes. Un dressage international entend enfoncer les individus et les peuples dans la préférence incestueuse, selon la célèbre formule de Jean-Marie Le Pen (je préfère mes cousines à mes voisines ...).
Alors que nous devrions regretter de n’être QUE français, QUE juif, seulement ce que nous sommes. Faire de la partie le Tout est un moyen de préserver une forme simpliste et dangereuse du narcissisme - dont Sigmund Freud disait que les sciences européennes lui avaient infligé quelques vérités douloureuses, avec une Terre perdue dans l’immensité de l’Infini, une fraternité avec les primates...
Ce contentement-de-soi, illustré par les images du chef présumé du gang qui a kidnappé Ilan Halimi, Youssouf Fofana, conduit les civilisations et les individus droit dans le mur - de la honte - puisque nous tuons, ou méprisons, ou rejettons, pour la Gloire de notre Identité.
Nous pouvons sortir de ce piège, mais il serait surprenant que nous puissions être aidés par les "religions", les "partis politiques" qui alimentent les nationalismes. Les habitants de ce monde sont, face à leur miroir et leur conscience, seuls, seuls responsables, pour qu’un autre Ilan Halimi ne vive pas cette mise à mort, pour qu’un autre Youssouf Fofana ne croit pas réussir en usant de telles méthodes, et en fait, ne détruisent, à des degrés divers, plusieurs vies, celle d’Ilan, la sienne, et celle de ses complices

Lieu de culte forcé à Sarcelles: un cambriolage, selon le maire et le préfet

LA-CROIX.COM

La petite synagogue de Sarcelles (Val-d'Oise) dont la porte blindée a été forcée dans la nuit de samedi à dimanche a été cambriolée et non vandalisée, ont déclaré dimanche le préfet du Val d'Oise Christian Leyrit et le maire de la ville, François Pupponi.

Le responsable de la synagogue, Isaac Azeroual, avait évoqué dans la matinée un acte de "pure dégradation parce qu'il n'y a rien à voler dans une synagogue". "Tout a été jeté par terre et des serrures ont été défoncées", avait-il dit, précisant que seuls "30 euros" avaient été volés.

Evoquant "un vol par effraction", le préfet du Val d'Oise a expliqué dans un communiqué que "malgré un grand désordre constaté dans la salle principale, ainsi que dans la pièce attenante, aucune inscription à caractère antisémite n'a été relevée et aucun objet de culte n'a été profané".

"Il s'agit d'un cambriolage et non d'un acte de vandalisme", a déclaré de son côté M. Pupponi à l'AFP, qui s'est rendu à la synagogue Ismah Israël avec la police dimanche matin.

"Aucun objet de prière n'a été dégradé et aucune inscription à caractère antisémite n'a été relevée sur les lieux", a-t-on confirmé de source policière.

"Seul un chèque sans ordre a été volé, quelques placards ont été ouverts mais les livres de la Torah n'ont pas été touchés", a ajouté M. Pupponi, soulignant qu'"aucun signe distinctif de l'extérieur ne permet de savoir que cette ancienne école, dont l'enseigne est restée, abrite une salle de prière".

"Seul un tronc recevant les dons contenant de la menue monnaie ont été retrouvés sur les lieux vides de leur contenu", a précisé le préfet, ajoutant que le chèque sans ordre était "d'un montant de 32 euros".

"Une porte blindée, à sept points de sécurité, pliée en deux, c'est de la pure dégradation parce qu'il n'y a rien à voler dans une synagogue", avait déclaré M. Azeroual, ajoutant que la synagogue avait été cambriolée il y a un an.

Dieudonné condamné pour propos antisémites

NOUVELOBS.COM

Dieudonné. L'humoriste a été condamné en correctionnelle à 5.000 euros d'amende pour des propos antisémites comparant les "juifs" à des "négriers".

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 10 mars Dieudonné à 5.000 euros d'amende pour provocation et incitation à la haine raciale. En février 2004, l'humoriste avait comparé les juifs à des négriers.
Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, publié le 8 février 2004, Dieudonné M'Bala M'Bala, avait notamment déclaré à propos des gens qui l'avaient insulté lors de son spectacle du 5 février: "Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs et l'esclavage".
Ni Dieudonné ni ses avocats n'étaient présents à la lecture de la décision. L'humoriste a encore la possibilité de faire appel.

"Négriers reconvertis dans la banque"

La 17e chambre du tribunal correctionnel a estimé que "sous couvert de stigmatiser ses détracteurs, (Dieudonné) désigne à la vindicte les juifs, en les assimilant à des marchands d'esclaves qui auraient bâti des fortunes sur la traite des noirs, ayant ainsi tiré profit d'un crime contre l'humanité".
Dieudonné avait qualifié ses opposants de "négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à Ariel Sharon".

"Très grande victoire"

"C'est un point d'arrêt à cette démarche de provocation. Dorénavant, il devra prendre garde à l'impact que peut avoir ce genre de déclarations sur des personnes vulnérables. L'humour ne peut pas être un alibi", s'est félicité Me Jean-Claude Cohen, avocat de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF).
Une analyse qui rejoint celle du tribunal pour qui le "prévenu ne saurait sérieusement se prévaloir de l'humour pour justifier les déclarations de telle nature".
"C'est une très très grande victoire, c'est important pour la condamnation du racisme en général", a déclaré Me Patrick Klugman, avocat de SOS-Racisme.
"Cette décision est du même ordre que celle rendue contre d'autres leaders racistes", a-t-il ajouté.

Un euro pour les parties civiles

Les magistrats ont estimé que les propos tenus par l'humoriste, plusieurs jours après que son spectacle ait été perturbé, "ne sauraient trouver une justification liée à l'émotion du moment".
L'humoriste devra verser un euro de dommages et intérêts à cinq associations, dont la LICRA (Ligue internationale contre la racisme et l'antisémitisme), l'UEJF (Union des étudiants juifs de France), SOS-Racisme, Avocats sans Frontières, et le Consistoire central.
Le tribunal a également ordonné la publication du jugement, au frais de l'artiste, dans quatre quotidiens et un hebdomadaire.
Poursuivis à plusieurs reprises pour ses propos controversés, Dieudonné a toujours été relaxé, soit en première instance, soit en appel.