13.03.2006

Lieu de culte forcé à Sarcelles: un cambriolage, selon le maire et le préfet

LA-CROIX.COM

La petite synagogue de Sarcelles (Val-d'Oise) dont la porte blindée a été forcée dans la nuit de samedi à dimanche a été cambriolée et non vandalisée, ont déclaré dimanche le préfet du Val d'Oise Christian Leyrit et le maire de la ville, François Pupponi.

Le responsable de la synagogue, Isaac Azeroual, avait évoqué dans la matinée un acte de "pure dégradation parce qu'il n'y a rien à voler dans une synagogue". "Tout a été jeté par terre et des serrures ont été défoncées", avait-il dit, précisant que seuls "30 euros" avaient été volés.

Evoquant "un vol par effraction", le préfet du Val d'Oise a expliqué dans un communiqué que "malgré un grand désordre constaté dans la salle principale, ainsi que dans la pièce attenante, aucune inscription à caractère antisémite n'a été relevée et aucun objet de culte n'a été profané".

"Il s'agit d'un cambriolage et non d'un acte de vandalisme", a déclaré de son côté M. Pupponi à l'AFP, qui s'est rendu à la synagogue Ismah Israël avec la police dimanche matin.

"Aucun objet de prière n'a été dégradé et aucune inscription à caractère antisémite n'a été relevée sur les lieux", a-t-on confirmé de source policière.

"Seul un chèque sans ordre a été volé, quelques placards ont été ouverts mais les livres de la Torah n'ont pas été touchés", a ajouté M. Pupponi, soulignant qu'"aucun signe distinctif de l'extérieur ne permet de savoir que cette ancienne école, dont l'enseigne est restée, abrite une salle de prière".

"Seul un tronc recevant les dons contenant de la menue monnaie ont été retrouvés sur les lieux vides de leur contenu", a précisé le préfet, ajoutant que le chèque sans ordre était "d'un montant de 32 euros".

"Une porte blindée, à sept points de sécurité, pliée en deux, c'est de la pure dégradation parce qu'il n'y a rien à voler dans une synagogue", avait déclaré M. Azeroual, ajoutant que la synagogue avait été cambriolée il y a un an.

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